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Ce qui n’est pas visible n’est pas vérifié : mettez à jour les risques de votre chaîne d’approvisionnement

Premier d’une série de deux articles sur la façon dont les données et l’analyse peuvent vous permettre d’avoir une visibilité sur tous les niveaux de votre chaîne d’approvisionnement.

Vous auriez de la difficulté à trouver une création de l’ère numérique axée sur les données qui a plus d’impact que le GPS. En plus de sauver des mariages en évitant les disputes liées à la demande d’information routière et en trouvant des comptoirs de repas à emporter pour nourrir les enfants affamés gémissants sur la banquette arrière, le GPS aide les fermiers à maximiser leurs terres, les premiers intervenants à joindre les personnes en besoin, les expéditeurs à livrer leurs marchandises et les ingénieurs civils à concevoir les routes.

Vous vous demandez peut-être, les yeux pleins de malice, « mais où serions-nous sans GPS? »

Mais les chefs du service des achats, eux, ont besoin d’un peu plus de renseignements qu’une simple indication de la route la plus rapide vers l’aéroport. Ils doivent voir ce qui les attend à chaque détour pour coordonner une chaîne d’approvisionnement globale et toujours plus complexe avec des données sur les fournisseurs et des analyses avancées exactes.

Les relations qu’a une entreprise avec ses fournisseurs sont des plus importantes. Dans cet article en deux parties, nous explorons comment gérer ces relations plus efficacement que jamais. Ici, dans la première partie, nous explorerons une approche axée sur les données pour « cartographier » vos fournisseurs. Dans la deuxième partie, nous regarderons une étude de cas démontrant comment une entreprise aérospatiale mondiale a pu tenir sa promesse en matière de relation avec ses fournisseurs.

Les chaînes d’approvisionnement sont soumises à un grand éventail de menaces

Dans l’économie mondiale actuelle, les chaînes d’approvisionnement sont devenues considérablement plus longues et complexes, ce qui les expose à un niveau de risques beaucoup plus élevé qu’avant. Bien que les tsunamis, les explosions d’usines et autres événements catastrophiques fassent la une des journaux, les risques continus associés aux opérations journalières des entreprises peuvent être tout aussi dommageables.

De telles menaces peuvent émerger à tout moment et partout sur la planète. Elles comprennent l’instabilité financière des fournisseurs, les risques liés à un pays ou à une région, le manque de diversité des fournisseurs, la piètre qualité, le non-conformisme à la réglementation gouvernementale, les manquements sur le plan de la responsabilité sociale de l’entreprise et bien d’autres. Elles ne se limitent pas non plus aux fournisseurs de premier rang de l’entreprise. Leurs fournisseurs de second rang (niveau 2 à niveau N) ont le potentiel d’être tout aussi dérangeants pour les activités d’une entreprise.

Si vous avez déjà vécu une perturbation dans votre chaîne d’approvisionnement, dites-vous que vous n’êtes seul. Selon la Business Continuity Institute, 85 % des entreprises connaissent au moins une perturbation par année. Comme les entreprises développent leurs chaînes d’approvisionnement toujours plus profondément dans les marchés émergents pour tenter d’abaisser leurs coûts, ces perturbations ne feront qu’augmenter.

Les perturbations occasionnent des dommages sur plusieurs niveaux

Quand des perturbations se produisent, elles peuvent causer des dommages sur plusieurs niveaux et ainsi nuire au rendement financier, ternir l’image de marque et détruire la valeur boursière.

Les répercussions peuvent être assez sévères et avoir des effets à long terme sur les mesures clés du rendement, comme les ventes, les coûts, les stocks et le prix des actions.

Une étude du conseil d’administration examine les effets à long terme qu’ont eus d’importantes perturbations sur le rendement d’entreprises. Elle tient compte de 800 perturbations de chaînes d’approvisionnement de sociétés cotées en bourse.

Sur une période de trois ans, la croissance des ventes pour les sociétés touchées a baissé de 7 % tandis que les coûts ont augmenté de 11 % et les stocks ont gonflé de 14 %. Les rendements négatifs pour les actionnaires étaient encore plus sévères, avec une baisse moyenne de 25 % du cours boursier qui, dans certains cas, a pris des années à se redresser.

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Le besoin de visibilité sur la chaîne d’approvisionnement

Pourquoi les perturbations de chaînes d’approvisionnement se produisent-elles et que peut-on faire pour les prévenir? Commençons par la première question : pourquoi se produisent-elles?

 

La réponse : à cause du manque de visibilité

Le manque de visibilité empêche les entreprises de comprendre toute la nature et l’ampleur des risques auxquels elles sont confrontées en travaillant avec leurs fournisseurs. Sans cette compréhension, elles ne peuvent pas développer une stratégie d’atténuation du risque efficace.

Selon KPMG, 54 % des chefs d’entreprises admettent que leurs sociétés n’ont pas de visibilité au-delà de leurs fournisseurs directs (niveau 1). Or, selon une étude d’Allianz Insurance, la majorité des perturbations proviennent de relations avec des fournisseurs sous-traitants (les fournisseurs des fournisseurs).

Il n’est donc pas surprenant que la plupart des entreprises d’aujourd’hui aient comme objectif prioritaire de faire tomber cette « barrière de visibilité » sur la chaîne d’approvisionnement.

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Pourquoi l’approche traditionnelle ne fonctionne pas

Alors, qu’est-ce qui peut être fait pour améliorer la visibilité sur la chaîne d’approvisionnement?

Une des approches communes est de questionner les fournisseurs. Les entreprises contactent chaque fournisseur et demande de l’information sur leurs propres fournisseurs, et ainsi de suite, jusqu’au bout de la chaîne. Malheureusement, cette approche comporte quelques failles.

  • La démarche n’est exécutée qu’une seule fois
  • Le taux de réponse des fournisseurs est souvent extrêmement bas, souvent inférieur à 10 %
  • Comme elle est exécutée par de la main-d’œuvre, la démarche est coûteuse et n’évolue pas efficacement
  • Et elle prend du temps; les projets durent souvent entre neuf mois et un an

Pour couronner le tout, comme la base de fournisseurs change constamment (p. ex. les fournisseurs acquièrent et vendent d’autres entreprises, de nouveaux produits sont ajoutés ou éliminés, des sites de production ouvrent et ferment, etc.), par le temps que l’enquête est terminée, une grande part de l’information est déjà obsolète.

Le résultat : les risques cachés le restent, en grande partie, et la conception d’une stratégie d’atténuation du risque bien informée devient extrêmement difficile.

L’analyse : pour une visibilité à tous les niveaux sur la chaîne d’approvisionnement

Chez Dun & Bradstreet, nous avons développé une approche unique fondée sur l’analyse pour corriger les manquements inhérents à la méthode traditionnelle d’enquête sur les fournisseurs. En combinant notre base de données d’information sur les fournisseurs et d’autres renseignements privatifs avec le pouvoir de l’analyse avancée, nous sommes en mesure d’aider les entreprises à améliorer rapidement, efficacement et de façon répétée leur visibilité sur leurs chaînes d’approvisionnement, et ce, en quelques semaines.

Notre approche comporte trois composantes clés :

  1. L’automatisation pour générer un aperçu juste et à jour de la chaîne d’approvisionnement
  2. Les analyses prédicatives pour prévoir la nature, l’emplacement et le moment du risque
  3. Un système de pointage pour comprendre l’ampleur du risque et pour aider à prioriser les efforts

Ces composantes peuvent fournir une information continue, utilisable pour la prise de décisions et primordiale pour l’élaboration d’une stratégie informée visant l’atténuation du risque et l’obtention d’un avantage concurrentiel. Grâce à ces nouveaux renseignements, les entreprises peuvent :

  • Assurer la diversité des fournisseurs. Est-ce que plusieurs de mes fournisseurs de premier niveau achètent d’un même fournisseur de deuxième niveau, créant ainsi une fausse impression de diversité (c.-à-d. un point unique de défaillance)?
  • Repérer les risques cachés. Est-ce que je fais affaire avec plusieurs fournisseurs d’éléments importants qui sont concentrés dans une même région à risque (p. ex. une zone inondable sur la côte de l’Indonésie)? Est-ce que je suis exposé à un haut risque de non-conformité (p. ex. minéraux de conflit, corruption, blanchiment d’argent)? Est-ce que ma réputation est à risque (p. ex. durabilité, diversité, contrefaçon, travail des enfants)?
  • Négocier de meilleurs contrats. Est-ce que je connais les facteurs de coûts de mes fournisseurs de premier niveau, les secteurs d’activité dans lesquels ils œuvrent et celui de leurs propres fournisseurs (p. ex. le fournisseur est dans un secteur qui nécessite des capitaux massifs et le fait de recevoir des paiements rapidement peut être bénéfique)?
  • Prédire le rendement des fournisseurs de premier niveau. Est-ce que je sais quels fournisseurs de premier niveau auront des problèmes de rendement (p. ex. des parties défectueuses, des livraisons en retard) et est-ce que je connais les meilleures façons de les prévenir?

Qu’est-ce que cela signifie pour la chaîne d’approvisionnement de votre entreprise? La deuxième partie de cet article, qui sera bientôt publiée, traitera en détail de la façon dont cette approche a fourni énormément de renseignements pour un géant du domaine aérospatial. Alors, revenez nous voir pour en savoir plus!

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