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Les 5 principaux risques de l’économie mondiale en 2017

Une mer calme et des vents contraires

Le début de l’année 2017 fut particulièrement torride et pourtant, les perspectives mondiales quant à la croissance s’améliorent et les prévisions sont, dans l’ensemble, meilleures que prévues. Récemment, le rapport sur les faillites à l’échelle mondiale de Dun & Bradstreet (Global Bankruptcy Report) a révélé  une baisse générale des faillites d’entreprises et une tendance de la croissance mondiale positive de 2,7 % en 2017, soit une hausse comparativement à 2,3 % en 2016.

Presque chaque année depuis la crise financière, un manque de moteurs de croissance, des gouvernements ayant des problèmes financiers et une tendance générale de surinvestissement ont joué un rôle considérable dans la situation économique léthargique , dans l’ensemble. Nous  voyons maintenant un minimum record du taux de faillites d’entreprises.

Dans un contexte de nombreux conflits politiques, il semble qu’un nouveau début de croissance des entreprises se pointe, ainsi qu’un espoir renouvelé quant à l’économie mondiale. Cependant, sous cette accélération apparente d’un élan positif, l’économie mondiale fait face à des risques systémiques et exogènes.

Les 5 principaux risques de l’économie mondiale

Pour les entreprises opérant dans le monde entier, les nouvelles opportunités exigent  une surveillance du climat géopolitique et économique. Dun & Bradstreet a identifié cinq risques à l’échelle mondiale que les chefs d’entreprises devraient surveiller en 2017:

Risque n° 1 : Politiques protectionnistes quant au commerce mondial

Les relations d’affaires étroitement connectées à l’échelle mondiale sont touchées par les politiques commerciales mondiales. Les politiques affectant de façon négative l’interaction globale positive plutôt que de l’encourager ont de profondes répercussions sur les chaînes d’approvisionnement et les réseaux de clients.

Les politiques affectant de façon négative l’interaction positive plutôt que de l’encourager ont de profondes répercussions sur les chaînes d’approvisionnement et les réseaux de clients.
 

À l’échelle mondiale, la tentation de fermer les frontières est forte. Comme nous l’avons examiné dans l’article  Winners and Losers from Shifts in US Trade Policy, la théorie économique et d’expérience offre peu de raisons de croire qu’une mesure de protectionnisme accru serait avantageuse pour les États-Unis. D’un côté positif, l’interaction récente du président Donald Trump avec le président chinois semble avoir eu un effet de relation positive accrue. Néanmoins, le populisme demeure bien présent dans d’autres régions du monde, et une tendance vers la  démondialisation représente un risque considérable pour les entreprises mondiales.

Risque n° 2 : Le risque géopolitique

L’inconstance en Corée du Nord, en Syrie et dans d’autres régions touchées par des conflits présente deux principaux risques pour les entreprises à l’échelle mondiale : les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement et le risque pour le circuit financier. Étant donné la nature internationale des chaînes d’approvisionnement modernes, l’instabilité risquerait de perturber les principales composantes de la production. De plus, l’instabilité géopolitique pourrait entraîner un sentiment d’angoisse chez les investisseurs qui risquent fort de déplacer les avoirs des régions touchées (devises des marchés émergents) et de les empiler dans des paradis fiscaux, principalement le dollar. Cette situation contribue à faire monter les prix en dollars et pourrait causer du tort aux industries américaines qui dépendent de l’exportation, notamment le secteur manufacturier.

De plus, les élections dans quatre économies d’importance en Europe et la hausse du populisme, en commençant par les élections en France, suivies par celles au R.-U., en Italie et en Allemagne, pourraient présenter un risque pour les entreprises, même si nous ne prévoyons pas quel e risque soit significatif. Compte tenu de l’importance de ces économies pour l’UE, les résultats des élections auront une incidence considérable sur l’avenir de l’UE.

Risque n°3 : Les divergences politiques aux É.-U.

Les opinions divergentes quant aux politiques économiques pourraient entraîner des risques supplémentaires pour les entreprises, particulièrement aux É.-U. Les taux d’intérêt sont inquiétants car la Réserve fédérale des É.-U. continue de normaliser les politiques monétaires en haussant les taux d’intérêt, tandis que des banques centrales d’importance majeure demeurent à zéro.

Malgré les facteurs fondamentaux stables de l’économie des É.-U., à la fin de mars Dun & Bradstreet a réduit les perspectives du climat politique des É.-U. (une des sous-catégories du score de risque  général du pays) d’ambre à rouge, indiquant que le risque politique est désormais un obstacle plus important que le risque d’exploitation. L’échec récent des efforts du gouvernement visant à annuler l’Obamacare illustre qu’il existe des divisions considérables au sein du Parti républicain devant être traitées par les mesures politiques futures. En d’autres termes, le contrôle total du Parti républicain, tant du côté des pouvoirs exécutifs que législatifs, ne peut plus être fiable pour la prévention d’un blocage politique. Cet état de faits comporte des risques majeurs pour les politiques économiques à court terme, et pourrait peser sur la confiance des entreprises, à tout le moins de façon temporaire.

Les entreprises et les consommateurs, dans une certaine mesure, sont demeurés optimistes quant à la politique économique à venir de l’administration Trump depuis les élections. Le sentiment économique, en particulier, s’est raffermi devant une réforme éventuelle de l’impôt sur les sociétés et la déréglementation menant à une diminution des frais d’exploitation. Jusqu’à maintenant, peu de détails réalisables ont été communiqués quant à ces mesures politiques. Il est essentiel que le gouvernement émette des signaux uniformes, unanimes et plus détaillés afin de permettre aux entreprises de planifier leurs stratégies en vue des nouvelles politiques.  Un délai dans l’obtention de ces renseignements ou des messages contradictoires risquent de nuire à la vague d’optimisme des entreprises et les mener à freiner l’embauche et l’investissement, contribuant ainsi à l’affaiblissement de la dynamique économique.

Risque n° 4 : Les répercussions des cours du pétrole et l’OPEP

Les cours du pétrole touchent les entreprises de façon différente. Les pays importateurs profitent habituellement des prix plus faibles du pétrole, tout comme les consommateurs. Pour les entreprises dans les pays exportateurs, des cours plus faibles du pétrole peuvent représenter un risque économique. À l’heure actuelle, l’entente quant à la production de l’OPEP demeure, mais seulement en raison des coupures plus élevées de production de l’Arabie Saoudite comparativement à l’entente, contribuant à une pression à la hausse sur les prix. Néanmoins, d’autres pays ne sont pas en conformité unanime. De plus, avec les cours du pétrole demeurant au-dessus de la marque  USD50/b, le schiste bitumineux des É.-U. recommence son escalade entraînant ainsi le plafonnement des prix.

La force du dollar des É.-U. met également un frein sur les prix, à l’instar du problème structurel par rapport à l’approvisionnement  à court et à moyen terme. Tout dépendra de la volonté de l’Arabie Saoudite à continuer d’agir comme producteur d’appoint. L’histoire nous dit qu’elle ne continuera pas à jouer ce rôle à moyen terme (dans les années 80 elle s’est lassée et les cours pétroliers se sont mis à chuter lors de l’ouverture des robinets). Toutefois, à court terme, l’Arabie Saoudite veut des cours pétroliers plus élevés car elle souhaite lancer un PAPE pour une partie d’ARAMCO l’an prochain. Dans l’ensemble, nous prévoyons qu’une pression à la baisse l’emportera en 2017.

Risque n° 5 : Les attentes quant aux données subjectives comparativement à la réalité des  données objectives

Enfin, la réalité actuelle de la politique des É.-U. pourrait ne pas correspondre aux attentes en ce qui a trait à l’emploi et aux investissements à l’échelle mondiale.  Une différence frappante risque d’apparaître entre les données subjectives (sentiment, sondages, enquêtes) et les données objectives (PIB, inflation, données capex). Étant donné que la croissance aux É.-U. sera probablement un important moteur de l’accélération mondiale à court terme, toute déception interrompra prématurément la croissance aux É.-U. et nuira à la croissance mondiale.

Pour l’instant, l’économie demeure solide, et même sans appui immédiat d’importants programmes de relance, nous prévoyons que le PIB réel augmentera de 2,2 % en 2017, soit une hausse comparativement au rythme décevant de 1,6 % en 2016. Grâce à une relance budgétaire, nous prévoyons une accélération de la croissance de l’ordre de 2,6 % en 2018. Les dépenses de consommation demeurent le principal moteur de l’économie qui, en retour, sont appuyés par un solide marché du travail. Le taux de chômage a enregistré une baisse pour atteindre 4,5 % en mars, soit le taux le plus bas depuis mai 2007. Le marché de l’emploi a connu un fléchissement en mars alors que les inscriptions aux listes de paie ont chuté à 98 000, bien au-dessous des attentes (et de nos propres prévisions). La température et les effets saisonniers ont joué un rôle dans le ralentissement en mars. Comme toujours, nous faisons une mise en garde contre une trop grande signification à un seul point de données mensuel. Compte tenu du nombre et des révisions en mars la croissance moyenne de l’emploi pour les trois premiers mois de 2017 continue d’afficher 178 000. De toute évidence, le marché de l’emploi est solide mais il reste tout de même de l’espace pour absorber plus de capacités.

Les données et les relations présentent des opportunités malgré le risque

Les entreprises mondiales doivent demeurer très conscientes de ces risques grâce à des données et des perspectives comme cartes de navigation. 

Les sociétés exploitant dans l’environnement politique mondial interconnnecté doivent être conscientes de ces risques sans vivre dans la peur.

Au fur et à mesure que nous voyons les risques économiques mondiaux se manifester, de nouvelles opportunités dans cette nouvelle économie font surface. Les sociétés qui exploitent dans l’environnement politique mondial interconnecté doivent connaître ces risques sans toutefois vivre dans la peur. Bien qu’il puisse sembler que le monde devient de plus en plus déconnecté, les points de connexion que nous avons maintenant grâce aux données nous permettent de créer des relations plus solides au-delà des frontières, malgré le risque grandissant.

Il y a des risques à l’économie mondiale, mais il existe davantage d’opportunités.

Je vous invite à vous joindre à moi le 25 mai 2017 lors de notre webinaire sur les perspectives économiques mondiales afin d’en savoir plus sur les opportunités et les défis de le nouvelle économie mondiale.

 

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