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Matrice du risque mondial : 1er trimestre 2018

Dix principaux risques mondiaux chez les entreprises

La Matrice du risques mondial de Dun & Bradstreet classe les principales menaces d’affaires selon l’incidence potentielle de chaque scénario de risques sur les sociétés, en attribuant un pointage à chaque risque. Les pointages des dix principaux risques permettent de calculer un pointage général selon l’Impact économique global (IÉG).

Notre plus récent IÉG met en évidence une amélioration des perspectives de risque pour les entreprises transfrontalières. Cela inverse la tendance à la détérioration du trimestre précédent.
 

Notre dernier score de l’IÉG souligne une perspective d’amélioration des risques chez les entreprises transfrontalières. Cela inverse la tendance dévastatrice constatée au trimestre précédent et, surtout, le score qui est considérablement meilleur que la moyenne à long terme.

 

Les risques au niveau le plus bas depuis le lancement de l’Indice

Le score IÉG de Dun & Bradstreet a chuté de 228 au quatrième trimestre (T4) de 2017 (sur un pointage maximal de 1 000) à 219 au T1 de 2018, ce qui indique une amélioration de l’environnement d’exploitation des entreprises mondiales. Le score du T1 est un creux record pour notre indice et se situe bien en-deçà à la fois de la moyenne à long terme de 246,5 et de la moyenne de 228,5 enregistrée en 2017 (qui, en soi, était la moyenne annuelle la plus faible depuis le lancement de la matrice).

Nos dix principaux risques combinent une évaluation de ce qui suit : i) l’ampleur de l’effet probable de l’événement sur l’environnement d’exploitation des entreprises mondiales, sur une échelle de 1 à 5 (où 1 est l’impact le plus bas; et 5, celui la plus élevée); et ii) la probabilité de survenue de l’événement.

Deux nouveaux risques parmi les dix principaux risques mondiaux

À titre d’une plus ample indication de l’environnement d’exploitation des entreprises mondiales qui est plus stable, la Matrice du risque mondial du T1 de 2018 de Dun & Bradstreet ne compte que deux nouvelles entrées : une provenant de la région de l’Europe occidentale et centrale et l’autre de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MOAN).

Les risques liés aux deux nouvelles entrées sont les suivants :

  1. L’opposition entre les institutions de l’UE d’un côté et la Hongrie et la Pologne de l’autre à propos de l’effritement de la primauté du droit augmente, ce qui menace la stabilité de l’UE (IÉG de 26, sur un maximum de 100).
  2. La montée des tensions israélo-iraniennes et saoudi-iraniennes sur divers fronts de remplacement au Moyen-Orient commence à déstabiliser les chaînes d’approvisionnement et la confiance des investisseurs, et maintient les tarifs pétroliers entre 65 et 80 USD le baril (IÉG de 18).

Parmi nos risques préexistants, les positions occupées parmi le nombre record de sept régions demeurent inchangées, avec un IÉG qui régresse (celui-ci a trait à la réforme de la fiscalité américaine qui a omis de stimuler la croissance de manière importante, mais qui a ajouté aux déficits, incitant le Trésor américain à emprunter davantage et freinant la croissance des États-Unis et, par conséquent, la perspective économique mondiale). Cependant, les risques demeurent répartis sur le plan géographique et de nature diversifiée autour des nouvelles technologies, de la politique, de la sécurité et de l’élaboration des politiques. Cela indique que les équipes des finances, des achats et des chaînes d’approvisionnement dans tous les secteurs administratifs doivent lutter contre les effets d’un monde de plus en plus complexe et mondialisé.

Quarterly GBI score = Score IÉG trimestriel

Average GBI Score (248.1) = Score IÉG moyen (248,1)

Q3 Q1 Q2 Q4 2013/2014/2015/2016/2017/2018 = T3 T1 T2 T4 de 2013/2014/2015/2016/2017/2018

Répartition géographique des risques

La Matrice du risque mondial du T1 de 2018 de Dun & Bradstreet souligne la répartition répandue du risque, avec des entrées émanant de cinq de nos sept régions, les exclusions étant, étonnamment, l’Asie-Pacifique et, moins étonnamment, l’Afrique sub-saharienne. Dans l’ensemble, nous avons deux risques panrégionaux, deux issus de chacune des régions de l’Amérique du Nord, du MOAN et de l’Amérique latine, un de la région de l’Europe occidentale et centrale et un de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale (EEAC). Le principal risque, pour le troisième trimestre consécutif, avec une IME de 36, est notre préoccupation que le problème en forte croissance de la cyberdépendance et de la connexité soulèvera des questions de cybersécurité plus fréquentes et plus dommageables, avec des ramifications sur les affaires. Ce risque est devenu de plus en plus évident en 2017. Notre second risque panrégional est à égalité en neuvième place, avec une IME de 18. Ce risque a trait à l’intégration accélérée des bitcoins et autres cryptomonnaies aux transactions et marchés financiers mondiaux dominants, ce qui présente des nouveaux défis et risques de réglementation parmi les portefeuilles des investisseurs.

Risques provenant des pays industriellement avancés

En deuxième position dans le classement des dix principaux risques, avec un IÉG de 26, se trouve le seul risque émanant de l’Europe occidentale et centrale (c’est également l’une des deux nouvelles entrées). Après des années de pressions exercées sur l’UE, une préoccupation nouvelle a surgi : celle que l’opposition entre les institutions de l’UE, d’un côté, et la Hongrie et la Pologne, de l’autre, à propos de l’effritement de la primauté du droit pourrait augmenter, ce qui menacerait la stabilité de l’UE et, à son tour, les mouvements du commerce et de l’investissement au sein du bloc de pays et avec celui-ci.

En outre, nous avons deux risques liés à l’Amérique du Nord, ce qui souligne l’importance de l’économie des États-Unis (et surtout des stratèges de Washington) pour la reprise mondiale continue. Les deux risques sont à égalité en troisième position avec des IÉG de 21. Le premier est l’inquiétude que la Réserve fédérale américaine hausse les taux d’intérêts trop rapidement dans l’espoir de mater les pressions inflationnistes, ce qui étoufferait l’expansion des États-Unis et augmenterait la volatilité des marchés de devises mondiales et, par extension, les perspectives de croissance. Le deuxième est notre préoccupation que la réforme de la fiscalité des États-Unis omette de stimuler la croissance de manière importante, mais ajoute aux déficits, ce qui motiverait le Trésor à emprunter davantage et freinerait la croissance des États-Unis (et, par conséquent, la perspective économique mondiale). La probabilité que pareil phénomène survienne a régressé de 50 % dans notre rapport précédent à 35 % maintenant.

Le MOAN demeure une région à risque élevé

Deux nouvelles entrées dans les dix principaux risques de la Matrice du risque mondial émanent du MOAN. À égalité en cinquième position (IÉG de 20) est notre préoccupation à propos d’une montée des tensions irano-saoudiennes menant à une confrontation militaire directe (par opposition aux guerres de remplacement menées actuellement). Tout conflit militaire direct ciblerait vraisemblablement les installations pétrolières, ce qui ferait grimper les tarifs pétroliers jusqu’à au moins 120 USD le baril (/b). Les préoccupations à propos de la sécurité sont également prises en compte dans le second risque du MOAN, qui est une nouvelle entrée à égalité en neuvième position avec une IME de 18. Ces préoccupations empruntent deux axes interconnectés : la montée des tensions israélo-iraniennes et saoudi-iraniennes sur divers fronts de remplacement au Moyen-Orient qui déstabilise les chaînes d’approvisionnement et la confiance des investisseurs, et maintient les tarifs pétroliers dans la plage des 70 à 80 USD/b.

L’Amérique latine et l’EEAC soulèvent trois risques

Le premier des deux risques provenant de l’Amérique latine est à égalité en cinquième position, avec une IÉG de 20. Notre préoccupation ici est que la résistance continue du Mexique face aux propositions d’un ALÉNA avec les États-Unis ramène la conclusion d’un nouvel accord (s’il est convenu) au mandat du président entrant du Mexique (une élection présidentielle est prévue en juillet 2018), qui rejette l’accord, ce qui mènerait à l’effondrement de l’ALÉNA et qui aurait un effet sur les mouvements du commerce mondial, alors que les chaînes d’approvisionnement seront réalignées. Le second risque provenant de l’Amérique latine est que le Venezuela est incapable de restructurer et/ou de refinancer 89 USD/bn de créances en raison des sanctions américaines. Cela pourrait mener au déclenchement de credit default swaps (ou permutations de l’impayé) et à la saisie d’actifs des créanciers, ce qui paralyserait davantage l’économie pétrolière et augmenterait les préoccupations par rapport aux dettes souveraines des pays émergents. Ce risque occupe la huitième position avec une IÉG de 19. 

Le dernier risque recensé dans la Matrice du risque mondial du présent trimestre est que les difficultés économiques persistantes et la frustration montante par rapport aux politiques et corruption gouvernementales dans l’EEAC déclenchent des révolutions dans la région, ce qui mènerait à l’effondrement des régimes politiques. Le chaos que cela entraînerait aurait une incidence négative sur les chaînes d’approvisionnement et sur le milieu des affaires mondial. Ce risque est à égalité en cinquième position, avec un IÉG de 20.

Sommaire : Le milieu des affaires optimal recensé

Le score de l’Impact économique global pour le T1 de 2018 de Dun & Bradstreet révèle que les risques auxquels sont confrontées les entreprises ont diminué considérablement depuis les niveaux élevés d’incertitude dus au Brexit et à l’élection de M. Trump en 2016. Cependant, bien que le score soit maintenant à un bas record et considérablement en deçà de la moyenne à long terme, le moment est mal choisi pour que les décideurs d’affaires relâchent leur vigilance. La répartition géographique et la diversité des risques liés aux nouvelles technologies, à la politique, à la sécurité et à l’élaboration de politiques convergent pour faire en sorte que le milieu des affaires demeure stimulant.

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