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La matrice du risque mondial 4e trimestre 2016

Dun & Bradstreet met en lumière quatre risques émergents dans notre Top 10 mondial

Le plus récent score Global Business Impact de Dun & Bradstreet met en lumière la hausse du risque pour les entreprises partout dans le monde. La nature du risque continue de changer et l'on observe quatre nouvelles entrées parmi nos dix plus grands risques, menés par les incertitudes associées au programme de politiques du président désigné, Donald Trump.

Le risque commercial mondial atteint des niveaux records

Le score Global Business Impact (GBI) de Dun & Bradstreet pour le 4e trimestre de 2016 a enregistré une détérioration pour un troisième trimestre consécutif et a atteint 261 (sur un maximum de 1000), comparativement à 243 pour le troisième trimestre. Le score du 4e trimestre est le second plus élevé enregistré et record, et se situe juste au-dessous du score le plus élevé de 283 enregistré au 3e trimestre de 2014. Les développements du 4e trimestre portent le score considérablement au-dessus de la moyenne à long terme (254,2) pour la première fois depuis le 3e trimestre de 2015. Quoi qu'il en soit, la moyenne de 247,25 pour 2016 représente une amélioration comparativement aux moyennes affichées en 2015 (248,75) et 2014 (261,50). Le score le plus récent confirme notre opinion selon laquelle les conditions commerciales sont encore influencées par les effets secondaires de la crise financière mondiale et que les risques ont été amplifiés par les problèmes politiques. Les conditions commerciales sont considérablement pires qu'elles ne l'étaient avant la crise financière mondiale.

Nos dix principaux risques combinent une évaluation de : (i) l'ampleur des effets probables de l'événement sur les activités commerciales mondiales, sur une échelle de 1 à 5 (pour laquelle 1 représente l'impact le plus faible et 5 le plus élevé); et (ii) la probabilité d'un tel événement.

Quatre nouveaux risques ressortent des 10 principaux

Le 4e trimestre de 2016 a enregistré quatre nouvelles entrées, mettant en relief le fait que les équipes des finances, de l'approvisionnement et de la chaîne d'approvisionnement parmi tous les secteurs d'activité font face à des défis urgent et changeants qu'ils doivent relever dans un contexte de plus en plus complexe et mondialisé. Voici les quatre nouvelles entrées :

  1. L'incertitude mondiale chez les décideurs politiques, les entreprises et les ménages face au manque de détails quant aux politiques du président désigné, Donald Trump, met un frein à l'activité commerciale aux États-Unis, au commerce transfrontalier et aux prospects d'investissement (GBI 42 pour un maximum de 100);
  2. Un Brexit dur perturbe les chaînes d'approvisionnement en Europe (GBI de 39);
  3. La fuite de capitaux de la Chine affaiblit le yuan et déclenche la vente de devises en Asie et dans d'autres économies émergentes (21); et
  4. Le succès militaire contre l'État islamique en Iraq, la Libye et la Syrie déclenche une série d'attaques par le groupe au Moyen-Orient et en Europe, perturbant l'environnement commercial (20).

Parmi nos risques préexistants, nous avons accru la probabilité (de 50 % à 70 %) que le nouveau président des État-Unis élimine les accords de libre-échange TTIP et TPP et renégocie l'ALENA, menaçant ainsi le commerce et les investissements mondiaux. Suite à cette hausse de probabilité, le GBI est passé de 20 à 28. Les cinq autres risques n'ont subi aucun changement de score depuis le 3e trimestre 2016.

En savoir plus (en anglais)

Les enjeux politiques produisent les risques les plus élevés

Les problèmes politiques compromettent actuellement l'environnement commercial mondial. L'un des risques associés à ces problèmes est une nouvelle entrée au sommet de notre liste, portant un score de 42 (sur un maximum de 100). Nous craignons que l'incertitude mondiale des décideurs politiques, des entreprises et des ménages face au manque de détails des politiques du président désigné, Donald Trump, mettent un frein aux activités commerciales des États-Unis, au commerce transfrontalier et aux prospects d'investissement. Cet impact devrait être à court terme seulement.

Les problèmes politiques compromettent actuellement l’environnement commercial mondial.
 

En deuxième position se classe la réaction des politiciens suite au vote du R.-U. quant à son départ de l'UE, poussant, semble-t-il pour un Brexit " dur " qui lèvera des barrières entre le R.-U. et l'UE. On devrait voir un impact sur les chaînes d'approvisionnement en Europe. Nous attribuons une probabilité de 65 % à ce risque, avec un GBI de 39. De plus, même s'il faudra au moins 27 mois avant que le R.-U. ne quitte l'UE, l'incertitude à court terme quant à la relation post-Brexit entre le R.-U. et l'UE affecte l'environnement commercial mondial.

 

Deux autres risques politiques s'inscrivent dans notre top dix. En quatrième position (avec un GBI de 28, soit une hausse comparativement à 20 au 3e trimestre de 2016, car nous avons accru sa probabilité de 50 % à 70 %), apparaît un second risque politique émanant de l'Amérique du Nord : la chute éventuelle des accords de libre-échange TTIP et TPP et la renégociation de l'ALENA. Cette éventualité nuirait considérablement à la croissance du commerce transfrontalier et des investissements, et pourrait véritablement avoir des répercussions sur le commerce transfrontalier multilatéral et les investissements.

En sixième position avec un GBI de 27 (le même que dans le rapport précédent), se classe le risque interrégional : l'effondrement éventuel de l'entente de gestion des migrants entre l'UE et la Turquie entraînerait un nouveau flux de migrants en Europe de l'Ouest, menaçant ainsi la stabilité sociale en Europe et les chaînes d'approvisionnement locales.

Les préoccupations quant à la croissance en Chine demeurent et affectent l'économie mondiale

L'importance de l'économie chinoise est mise en évidence par la présence de trois risques s'inscrivant parmi les dix premiers. En troisième position, avec un GBI de 30 (le même que dans le rapport précédent), se classe la menace d'une contagion éventuelle par défaut en Chine. Une telle situation pourrait déclencher des problèmes supplémentaires dans le secteur financier, nécessitant un sauvetage par l'État, particulièrement pour les banques intermédiaires. Parmi les secteurs d'industrie en amont qui semblent avoir actuellement une trop grande capacité, mentionnons l'affinage de l'acier, la construction navale, les panneaux solaires, le charbon, l'immobilier et le gouvernement local (et éventuellement le ciment, la production du verre, l'aluminium and et l'immobilier commercial dans le delta du Yangtsé). Un effondrement systémique dans le secteur financier en Chine mettrait un frein au commerce frontalier et aux opportunités d'investissement.

Le 4e trimestre de 2016 a enregistré quatre nouvelles entrées, mettant en relief le fait que les équipes des finances, de l’approvisionnement et de la chaîne d’approvisionnement parmi tous les secteurs d’activité font face à des défis urgent et changeants qu’ils doivent relever dans un contexte de plus en plus complexe et mondialisé.
 

Le deuxième risque relié à la Chine, en septième position dans l'ensemble avec un GBI de 26 (une baisse comparativement à 28 dans le rapport précédent), touche la contagion par défaut par l'industrie, l'immobilier et le gouvernement local : dans un tel cas, le ralentissement de la croissance du PIB en Chine sous la barre des 5 % affecterait considérablement les perspectives de croissance pour plusieurs marchés émergents.

Le troisième risque relié à la Chine est une nouvelle entrée se classant à la huitième position. Nous sommes inquiets que la fuite de capitaux force le yuan chinois à s'affaiblir au-delà du point psychologiquement important CNY7:USD, déclenchant ainsi la vente de devises en Asie et dans d'autres marchés émergents. Nous avons accru la probabilité de cette éventualité de 25 % à 35 %, haussant le GBI de 15 à 21.

 

À la quatrième position, ex aequo avec un GBI of 28 (aucun changement), s'inscrit le deuxième risque interrégional. La cyberdépendance et la connectivité en croissance rapide pourraient mener à des cyberattaques de plus en plus fréquentes et dommageables.

La dernière entrée occupe la neuvième position avec un GBI de 20 (soit une hausse comparativement à 16 précédemment, et nous avons augmenté la probabilité de 40 % à 50 %). Ce risque est associé au succès militaire dans la lutte contre l'État islamique en Iraq, en Syrie et en Libye. Notre préoccupation ici est le résultat par lequel le groupe lancera des attaques à grand retentissement au Moyen-Orient et en Europe afin de compenser les revers. Cette situation pourrait perturber l'environnement commercial dans les deux régions.

Également en neuvième position se classe notre dernier nouveau risque principal qui émane de l'Amérique latine. Nous craignons que le mécontentement général du public dans la région, suite à l'effondrement de l'économie, entraîne une montée de manifestations anti-gouvernementales violentes qui risquent de perturber la primauté du droit et de détériorer davantage l'environnement déjà affaibli.

L'environnement économique mondial affecté par les risques en évolution rapide durant le 4e trimestre

Le score Global Business Impact de Dun & Bradstreet pour le 4e trimestre 2016 met en lumière les risques à la hausse auxquels les entreprises doivent faire face durant le trimestre. Ces risques enregistrent des tendances vers les records historiques de 2014. L'environnement commercial demeure menaçant et il est primordial que les décideurs d'entreprises soient au courant des risques en évolution rapide.

En savoir plus (en anglais)

Pour plus de détails sur la Matrice de risque mondial, veuillez visionner le webinaire sur les perspectives mondiales 2017 de Dun & Bradstreet..

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