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Matrice du risque global 4e trimestre 2017

Les dix principaux risques globaux pour les entreprises

La Matrice du risque global de Dun & Bradstreet permet de classer les principales menaces pour les entreprises d’après chaque impact éventuel de scénario de risque sur les entreprises, en attribuant un score à chaque risque. Les scores des dix principaux risques s’utilisent afin de calculer le score d’Impact économique global (IÉG).

Le score Impact économique global de Dun & Bradstreet pour le quatrième trimestre 2017 souligne que les risques auxquels sont confrontées les entreprises ont diminué au cours du trimestre.
 

Notre plus récent score IÉG met en lumière des prévisions de risque améliorées pour les entreprises transfrontalières. Ce score inverse la tendance à la détérioration observée au trimestre précédent et, surtout, celui-ci est considérablement meilleur que la moyenne à long terme.

 

La tendance du risque est à la baisse depuis la fin de 2016

Le score IÉG de Dun & Bradstreet a chuté de 239 (sur un maximum de 1 000) au troisième trimestre de 2017 à 228 au quatrième trimestre, ce qui indique une amélioration de l'environnement opérationnel mondial. Fait important, le score du quatrième trimestre représente une amélioration significative sur la position à la fin 2016, lorsque l'IÉG atteignait un sommet presque record de 281, l'incertitude ayant culminé suite aux événements politiques dramatiques de 2016 (comme le vote britannique pour quitter l'UE et l'élection de Donald Trump en tant que président des États-Unis). Le résultat du quatrième trimestre signifie que l'IÉG moyen pour 2017 était de 228,5, en baisse par rapport à 247,25 en 2016 et la moyenne annuelle la plus faible depuis le lancement de la matrice.

Nos dix principaux risques combinent une évaluation de : (i) l'ampleur de l'effet probable de l'événement sur l'environnement opérationnel global, sur une échelle de 1 à 5 (1 étant le plus petit impact et 5 le plus grand); et (ii) la probabilité que l'événement se produise.

Le plus récent résultat confirme notre point de vue selon lequel les conditions commerciales ont pu faire face à l'incertitude causée par des perturbations politiques inattendues en 2016.
 

Six nouveaux risques dans le Top 10 de l’échelle mondiale

La Matrice du risque mondial de Dun & Bradstreet pour le quatrième trimestre 2017 comporte six nouvelles entrées : deux pour les régions de l’Amérique latine et du Moyen-Orient et Afrique du Nord, une pour l'Amérique du Nord et une pour le risque pan-régional. Cette répartition géographique montre que les équipes des finances, de l'approvisionnement et de la chaîne d'approvisionnement dans tous les secteurs d'activité font face à des risques urgents et en constante évolution dans un monde de plus en plus complexe et mondialisé.

 

Les six nouvelles entrées sont les suivantes :

  1. la répression exercée par le prince héritier d'Arabie saoudite entraîne une augmentation des tensions sociales dans le pays, poussant le prix du pétrole au-dessus de 80 dollars des États-Unis le baril (IÉG de 30, sur un maximum de 100);
  2. les changements dans l'orientation de la politique commerciale des États-Unis affectent négativement les flux commerciaux mondiaux (IÉG de 24);
  3. les tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran conduisent à un véritable conflit militaire entre les deux pays, le ciblage des installations pétrolières entraînant des prix du pétrole de 120 dollars des États-Unis le baril (20);
  4. les négociations de l'ALENA n'aboutissent pas à un compromis menant à l'effondrement de l'ALENA (20);
  5. le Venezuela est incapable de restructurer et / ou de refinancer 89 milliards de dollars des États-Unis de dette (19); et
  6. l'intégration accélérée du bitcoin et autres cryptomonnaies sur les grands marchés financiers mondiaux crée des défis réglementaires et des risques de portefeuille (18).

Parmi nos risques préexistants, trois demeurent inchangés, à savoir : que la cyberdépendance et la connectivité, en croissance rapide, entraînent des cyberincidents de plus en plus fréquents et plus dommageables (36); que la réforme fiscale américaine est en deçà des attentes et ne permet pas de réaliser des gains significatifs pour la croissance (20); et que les difficultés économiques persistantes et la frustration croissante à l'égard des politiques gouvernementales et de la corruption déclenchent des révolutions dans la région de l'Europe de l'Est et de l'Asie centrale (EOAC) (20). La probabilité d'un risque résiduel dans nos dix premiers, que la Réserve fédérale américaine augmente ses taux trop rapidement, avec des effets d'entraînement globaux, est tombée de 40 % à 35 %, ramenant son indice IÉG de 24 à 20. Significativement, notre top dix ne contient aucun risque émanant de l'Europe (la première fois depuis le lancement de la MRG au troisième trimestre de 2013), ce qui indique que les risques précédemment associés à l'UE se dissipent lentement.

En savoir plus (en anglais).

Quarterly GBI score = Score de l’IÉG trimestriel

Average GBI Score = Score de l’IÉG moyen

Q3 = 3e trim.

Q1 = 1er trim.

Q4 = 4e trim.

Q2 = 2e trim.

Les changements technologiques entraînent des perturbations

La technologie en évolution rapide perturbe plus que jamais l'environnement d'exploitation de l'entreprise. Ceci est mis en évidence par les deux risques pan-régionaux dans nos dix premiers. Le plus grand risque, pour le deuxième trimestre consécutif, et avec un IÉG de 36, est notre préoccupation que le problème croissant de la cyberdépendance et de la connectivité conduise à des problèmes de cybersécurité plus fréquents et plus dommageables, avec des conséquences pour les affaires. Ce risque est de plus en plus évident en 2017. Notre deuxième risque axé sur la technologie occupe la dixième place, avec un IÉG de 18. Ce risque est lié à l'intégration accélérée du bitcoin et autres cryptomonnaies dans les principales transactions financières et marchés mondiaux, posant de nouveaux défis réglementaires et défis pour les portefeuilles des investisseurs.

Risques accrus de la MOAN

Deux nouvelles entrées dans les dix premiers de la MRG de la MOAN. Un certain nombre de risques de cette région font également partie des dix premiers, soulignant les risques accrus que la MOAN fait peser sur l'environnement opérationnel mondial. Au deuxième rang de la MRG, avec un IÉG de 30, nous craignons que la récente répression du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman ne provoque des troubles de grande ampleur dans le Royaume et fasse grimper le prix du pétrole à plus de 80 dollars des États-Unis le baril (/b). En cinquième position (IÉG de 20), nous sommes préoccupés par l'escalade des tensions entre l'Iran et l'Arabie, menant à une confrontation militaire directe (par opposition aux guerres par procuration en cours). Tout conflit militaire direct ciblerait probablement les installations pétrolières, faisant grimper les prix du pétrole à 120 dollars des États-Unis le baril /b.

Des préoccupations émanent également du côté de l’Amérique du Nord

La MRG souligne également l'importance de l'économie américaine (et en particulier des décideurs politiques à Washington) pour la poursuite de la reprise mondiale, avec trois de nos dix premiers risques émanant des États-Unis. En troisième place, l’IÉG de 24, nous craignons que des changements dans la politique commerciale américaine, en particulier le retrait américain des accords multilatéraux, ne perturbent les flux commerciaux mondiaux à court terme, alors que d'autres pays réévaluent leur propre position et cultivent de nouveaux partenariats.

En quatrième place, on s'inquiète que la Réserve fédérale américaine relève trop rapidement les taux d'intérêt pour tenter d'anticiper les pressions inflationnistes, étouffer l'expansion américaine et accroître la volatilité des marchés monétaires mondiaux et, par extension, les perspectives de croissance. L’IÉG de 21 est en baisse de 24 comparativement au rapport précédent, puisque la probabilité de ce risque est passée de 40 % à 35 %.

En cinquième position, avec un IÉG de 20 (comme dans le rapport précédent), le troisième risque émane de l'Amérique du Nord : la réforme fiscale américaine pourrait ne pas être à la hauteur des attentes et ne pas générer des gains significatifs pour la croissance, entraînant ainsi des déficits futurs, créant des vents contraires à plus long terme et ralentissant à la fois la croissance américaine et mondiale.

L’Amérique latine et l’EOAC présentent trois risques

Le premier des deux risques latino-américains est une nouvelle entrée, à la cinquième place avec un IÉG de 20. Notre préoccupation ici est que le Mexique rejette les propositions américaines de l'ALENA dans la cinquième série de négociations de fin novembre 2017, retardant l'approbation de tout accord négocié par la suite avec le nouveau président du Mexique (une élection présidentielle est prévue pour juillet 2018). Si le nouveau président rejette l'accord, ce qui entraînerait l'effondrement de l'ALENA, il touchera les flux commerciaux mondiaux à mesure que les chaînes d'approvisionnement seront réalignées. Le deuxième risque émanant de l'Amérique latine est que le Venezuela est incapable de restructurer ou refinancer les 89 milliards de dollars des États-Unis de dettes en raison des sanctions américaines. Cela pourrait entraîner le déclenchement de contrats d’échange sur risque de crédit et la saisie d'actifs par les créanciers, paralysant davantage l'économie pétrolière et soulevant des inquiétudes par rapport aux autres dettes souveraines des pays émergents.

Le dernier risque de la Matrice du risque global de ce trimestre est que les difficultés économiques persistantes et la frustration grandissante à l'égard des politiques gouvernementales et de la corruption dans l'EOAC provoquent des révolutions dans la région, entraînant l'effondrement des régimes politiques. Le chaos qui en résulterait aurait un impact négatif sur les chaînes d'approvisionnement et l'environnement commercial mondial. Ce risque est à la cinquième place, avec un IÉG de 20.

Résumé : L'environnement des affaires se détériore mais est meilleur que la moyenne à long terme

Le score Impact économique global de Dun & Bradstreet pour le quatrième trimestre de 2017 révèle que les risques auxquels les entreprises ont été confrontées se sont atténués, suite à une hausse des risques au trimestre précédent. Fait important, le risque est actuellement inférieur à la moyenne à long terme, indiquant que les entreprises ont surmonté les niveaux élevés d'incertitude provoqués par les votes Brexit et Trump en 2016. Néanmoins, les préoccupations concernant les nouvelles technologies, la politique, la sécurité et l'environnement des affaires qui reste difficile, et les décideurs d’entreprises doivent être conscients de l'environnement de risque en évolution rapide.

En savoir plus (en anglais).

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